Le projet

Un tour du monde en vélo, en solitaire et sans contrainte de temps

Chaque trait sur la carte est une route vraiment pédalée. Suivez l'itinéraire, pays par pays.

Départ en octobre 2027

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Portrait de Thomas à vélo

LE PROJET

Mi-octobre 2027, je prendrai la route de ce qui va devenir ma plus grande expédition. Le point de départ ? Les environs de Bordeaux, en France — et ce sera également le point d'arrivée. Une date de retour ? Difficile à estimer, peut-être durant l'automne 2029…

Cap à l'Est : de la France à Istanbul

Je commencerai par traverser l'Europe d'ouest en est, jusqu'à Istanbul. Cette ville, à cheval sur deux continents, marque une frontière symbolique autant que géographique : c'est ici que l'Europe s'efface pour laisser place à l'Asie, et c'est ici que je rejoindrai l'un des plus anciens réseaux d'échanges de l'humanité — la route de la Soie.

Sur les traces de la route de la Soie

La route de la Soie, aussi appelée route des caravanes, n'est pas une route unique mais un vaste réseau de pistes commerciales reliant, depuis plus de deux mille ans, la Chine à la Méditerranée. Elle tire son nom de la soie chinoise qui y était acheminée vers l'Occident, mais les caravanes qui l'empruntaient transportaient bien davantage : épices, pierres précieuses, papier, poudre à canon, mais aussi des idées, des religions et des savoirs scientifiques qui ont façonné les civilisations qu'elle traversait. Marchands, moines et explorateurs — Marco Polo en tête — en ont fait l'une des routes les plus mythiques de l'Histoire.

C'est cet héritage que je m'apprête à parcourir à mon tour, à la force des mollets plutôt qu'à dos de chameau, en traversant la Géorgie, l'Azerbaïdjan (avec une traversée en bateau de la mer Caspienne), le Kazakhstan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan puis le Kirghizistan.

Le défi de la Pamir Highway

L'un des grands objectifs de ce voyage sera de rouler sur la M41, plus connue sous le nom de Pamir Highway. Construite par l'Union soviétique dans les années 1930, c'est aujourd'hui l'une des routes internationales les plus hautes au monde, serpentant à travers les montagnes du Pamir — que l'on surnomme le « toit du monde ». Le point culminant de cette route atteint 4655 mètres d'altitude : un tronçon aussi spectaculaire qu'exigeant, entre cols vertigineux, plateaux désertiques et villages isolés, mais qui promet des paysages parmi les plus impressionnants de tout le voyage.

Chine, Japon, Indonésie : la course contre l'hiver

Je poursuivrai ensuite ma route à travers la Chine et la Mongolie, avant de rejoindre le Japon, puis de redescendre en latitude vers l'Indonésie. Mon calendrier de départ et de progression a été pensé pour limiter au maximum les hivers les plus rudes ; j'espère ainsi avoir rallié le sud de la Chine avant que les grands froids ne s'installent.

Océanie, Amériques : le dernier tronçon

Direction ensuite l'Australie puis la Nouvelle-Zélande, avant de prendre l'avion pour les États-Unis. Pour boucler la boucle, j'envisage pour l'instant de terminer cette traversée du continent américain à Ottawa, au Canada, avant de reprendre l'avion pour rentrer en France.

Un itinéraire, pas une feuille de route figée

Une aventure d'une telle ampleur ne se déroule jamais tout à fait comme prévu, et il y a fort à parier que mon parcours réel s'écartera de cet itinéraire initial. Frontières fermées, saisons capricieuses, rencontres imprévues, coups de cœur pour un pays qu'il faudra explorer plus longtemps que prévu… Tout cela fait partie du voyage. La flexibilité sera donc ma meilleure alliée, du premier au dernier coup de pédale.